Depuis l’instauration du pluralisme politique en Mars
1991, le Mali cherche à se doter d’un Etat compatible
avec le nouveau contexte politique, un Etat capable de renforcer
la démocratie, d’assurer la sécurité
et la justice et de promouvoir le développement économique
et social.
Dans ce cadre, le Programme de Développement
Institutionnel (PDI) est vu comme une réforme d’ensemble
de l’administration couvrant une période de dix
(10) ans et qui vise à renforcer le cadre institutionnel
de la gouvernance dans une perspective de développement
durable.
Le document de stratégie a été
adopté par le Gouvernement en juillet 2003 et un Plan
Opérationnel (PO) couvrant la période 2005-2007
a été approuvé en Conseil des Ministres
en décembre 2004. Ce Plan Opérationnel s’est
vu étalé par la suite sur la période
2006-2009.
Cependant, en raison des lenteurs dans la
mobilisation des financements, les activités inscrites
au PO n’ont connu un plein démarrage qu’en
2006.
La relecture de ce texte fondamental qui
gère la création et l’organisation des
structures administratives et vise les objectifs spécifiques
suivants :
-
assurer une meilleure maîtrise
du développement des structures administratives
;
-
identifier toutes les dispositions
inadaptées au contexte actuel ;
-
actualiser s’il y a lieu la
typologie des services publics ;
-
préciser les missions et
les principes d’organisation et de fonctionnement
de chaque catégorie de service public ;
-
préciser le niveau des emplois
au sein des différentes catégories de
services.
Une des activités les plus importantes
du PO/PDI, les audits organisationnels visent à évaluer
la pertinence de l’organisation actuelle des services
publics par rapport aux misions dévolues par l’audit
des missions pour les différents niveaux (central
et déconcentré).
Cet audit a été consacré aux services
centraux et déconcentrés du secteur social
qui comprend également des ministères gérant
des grands programmes (PRODEC et PRODESS) :
-
le ministère de la santé
;
-
le ministère du développement
social, de la solidarité et des personnes âgées
;
-
le ministère de la promotion
de la femme, de l’enfant et de la famille ;
-
le ministère de l’emploi
et de la formation professionnelle ;
-
le ministère du travail,
de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
;
-
le ministère de la culture
;
-
le ministère de la jeunesse
et des sports ;
-
le ministère de l’éducation
nationale.
Les sept ministères ont été
complétées par les autres départements
ciblés dans le cadre de la mise en œuvre du
PARAD en ce qui concerne les indicateurs 8 et 9 relatifs
à la déconcentration des ressources et du
personnel. Il s’agit :
Dans ce cadre, les cadres organiques des
ministères du secteur du développement rural
ont été préparés, les audits
organisationnels réalisés dans le cadre du
PASAOP n’ayant pas pris en charge ces aspects.
Au bénéfice d’une de
ses missions classiques, le CDI accompagne tous les services
publics dans leur organisation à travers son visa
qui est exigé avant l’examen de tout projet
de texte de création ou d’organisation d’un
service public. Par ce biais, le CDI s’assure de la
conformité des projets de création ou d’organisation
avec la philosophie générale des réformes
institutionnelles, en particulier du PDI.
Au cours de l’année 2006,
le CDI a accompagné 20 services publics dans leur
réorganisation à travers les projets de textes
ci-dessous qui ont été tous adoptés
par le Gouvernement en Conseil des Ministres.
Globalement l’amélioration
des méthodes et procédures de gestion des
affaires publiques vise à renforcer l’efficacité,
l’efficience, la sécurité et la transparence
dans la prestation des services publics. Il s’agit
à travers cette étude de se pencher premièrement
sur le processus des administrations dans ensemble et deuxièmement,
d’analyser les méthodes et procédures
opérationnelles service par service c'est-à-dire
prestation par prestation.
Les activités relatives à
travers l’informatisation de l’administration
sont exécutées par le Ministère de
la Communication et des nouvelles technologies par le biais
de l’Agence de Technologie de l’Information
et de la Communication (AGETIC). Elles s’inscrivent
dans le cadre de la réalisation du Projet Intranet
de l’Administration qui vise à mette en réseau
progressivement tous les départements ministériels
et services rattachés et leurs démembrements
dans les régions en développant des contenus
et des applications sectoriels.
Son objectif est d’utiliser des TIC
pour assurer la transparence et la circulation efficience
de l’information au sein de l’administration.
Les deux premières phases du programme
ont consisté à connecter 12 ministères
sur 27, ainsi que le Secrétariat Général
de la Présidence, la Primature et le Secrétariat
Général du Gouvernement.En 2006, il a été
procédé à la connexion de 30 directions
nationales et la connexion de 30 nouvelles en 2007.
Une évaluation réalisée
dans le cadre du PDI en 2005 a permis de mesurer le niveau
des besoins en infrastructures et équipements dont
le financement est prévu dans le PO/PDI. Cette évaluation
a permis au Ministère de l’Administration Territoriale
et des Collectivités Locales de préparer un
programme triennal de construction/réhabilitation
des représentations de l’Etat sur une base
objective.
Les réalisations en 2006 sont :
- construction des bureaux de cercles
de Kolondiéba et Bankass ;
- Rénovation des bureaux des cercles de Kadiola
et Kangaba ;
- Construction des centres informatiques à Tombouctou,
Gao et Kidal ;
- Construction de la Direction Régionale du Travail
de Gao ;
- Réhabilitation du Gouvernorat de Gao.
L’un des axes majeurs du PDI concerne
l’amélioration et le renforcement de a déconcentration.
En effet, la déconcentration qui implique une répartition
adéquate des missions entre administrations centrales
et services régionaux et subrégionaux est
le complément indispensable de la décentralisation.
C’est dans ce cadre que le CDI a
préparé un système de suivi-évaluation
de la déconcentration conformément à
l’article 2 de l’ordonnance n°01-022/P-RM
du 20 mars 2001 qui crée le CDI. Au terme de cet
article, le CDI doit impulser les mesures et actions visant
à assurer le renforcement de la déconcentration.
Les activités menées dans
le cadre de cette composante sont présentées
dans le rapport sur l’état de la mise en œuvre
de la décentralisation préparé par
le Ministère de l’Administration Territoriale
et des Collectivités Locales.
Cette étude lancée en 2005
et adoptée par le Gouvernement a mis en évidence
des dysfonctionnements très importants et fourni
tous les éléments d’appréciation
pour l’élaboration d’une véritable
politique des ressources humaines, dont l’axe central
sera une nouvelle répartition des missions entre
le ministère chargé de la fonction publique
et les ministères employeurs dans le sens d’une
plus grande déconcentration technique.
Sur cette base, le CDI a préparé
les projets de textes portant respectivement création,
réorganisation et cadres organiques de la Direction
Nationale de la Fonction Publique et du Personnel, les projets
de textes portant création, organisation et cadres
organiques des directions des ressources humaines auprès
des départements ministériels et des bureaux
des ressources humaines auprès des Gouvernorats de
Région et enfin des projets de textes portant restructuration
des Directions Administratives et Financières pour
les ramener dans les fonctions des finances, des approvisionnements
et de gestion du matériel.
Le statut général des fonctionnaires
considère la formation en cours de carrière
comme un devoir pour l’administration et un devoir
pour le fonctionnaire. Le constat aujourd’hui est
que la formation s’effectue de manière disparate
à différents niveaux dans un cadre juridique
et institutionnel inopérant.
L’absence d’un cadre général
adéquat contribue à affaiblir sérieusement
et génère de nombreuses faiblesses ;
- la marginalisation de l’activité
de formation continue ;
- l’absence de planification et de programmation
de la formation ;
- l’absence de suivi et d’évaluation
des formations dispensées ;
- la faible implication du personnel dans la fonction
gestion des ressources humaines dans les activités
de formation continue.
C’est apporter des réponses
à ces faiblesses que cette étude a été
commanditée avec les objectifs suivants :
- faire l’état des lieux
de l’organisation de la formation au sein des départements
ministériels ;
- proposer une politique nationale de formation et de
perfectionnement ;
- proposer un schéma d’élaboration
des plans de formation et une stratégie de mise
en cohérence et de coordination.
Cette étude vise à fournir
au Gouvernement des éléments qui lui permettront
de se doter d’une politique incitative afin de mieux
gérer la mobilité des fonctionnaires sur le
territoire national notamment dans les régions dites
difficiles, ceci dans le cadre de la déconcentration
voulue par les plus autorités de la République.
Le projet de création de l’Ecole
Nationale d’Administration (ENA) est une initiative
des plus hautes autorités du pays, soucieux de l’état
actuel des ressources humaines et des départs massifs
à la retraite dans les dix prochaines années
(70% des fonctionnaires). L’adoption par l’Assemblée
Nationale de la loi n°06-046 du 05 septembre 2006 portant
création de l’ENA permet la mise en place d’un
levier important de rénovation de la fonction publique.
Les projets architecturaux de mise en place physique de
l’école sont en cours de finalisation et démarreront
en 2008.
Il s’agit à travers cette
étude d’inventorier les cadres de dialogue
social déjà existants, d’améliorer
les conditions d’accès aux informations des
partenaires sociaux de l’Etat pour s’assurer
de leur participation responsable et efficace au Programme
de Développement Institutionnel sans lesquelles les
chances de réussite sont incertaines.
Sur la base des résultats de cette
étude cadre illustrée à partir des
exemples des secteurs de la santé, de l’éducation
et du développement rural, chaque département
ministériel sera doté d’un cadre formel
de dialogue et de suivi des réformes menées
dans le cadre du PDI.
Cette étude a permis de définir
un cadre général d’action pour l’administration
afin que les fonctionnaires puissent être guidés
par leurs activités et actions. Elle a également
identifié les secteurs dans lesquels, un code de
déontologie est nécessaire, les éléments
clés qui doivent y être traités, ainsi
que la structuration des différents codes.
Au niveau de cette composante
les activités programmées dans le DPI sont
menées dans le cadre de la stratégie d’accès
à l’information au sein de l’administration
(SAISA). Au nombre de ces activités on peut citer
:
- Une émission radio télévisée
intitulée « Espace PDI » a été
créée afin de sensibiliser l’ensemble
des acteurs sur les enjeux de la réforme.
Cinq débats télévisés
d’une heure chacun ont été réalisés
et diffusés sur les antennes de l’ORTM. En
outre, un des cinq débats portant sur l’engagement
de la société civile dans la mise en œuvre
du PDI a été rediffusé deux fois.
En plus des débats,
plusieurs enquêtes, interviews et reportages ont été
réalisés autour des activités du PDI.
- Organisation d’ateliers
régionaux de sensibilisation au profit des services
techniquesrégionaux sur le thème de la
Stratégie d’Accès à l’Information
au Sein de l’Administration (SAISA).
Ces ateliers ont été
organisés du 4 novembre 2007 au 31 décembre
2007 dans cinq régions (Kayes, Koulikoro, Ségou,
Sikasso et Mopti).
Ces ateliers ont duré quatre jours par région,
soit 20 jours au total.
Cette étape a permis de sensibiliser 513 agents de
services techniques régionaux et élus des
capitales régionales sur le thème de la Stratégie
d’Accès à l’Information au Sein
de l’Administration (SAISA).
- Développement de quatre
logiciels (logiciel de gestion de courrier, logiciel
de gestion des archives, logiciel de gestion du foncier,
et logiciel du traitement d’image) pour lecompte
des structures pilotes par le CEFIB.
Les logiciels dont les TDR
ont été préparés avec l’appui
de l’AGETIC ont fait l’objet d’une présentation
le 27 décembre 2007 au CDI en présence des
structures concernées et de l’AGETIC.
Les versions finales seront
déposées le 15 mars 2008 après prise
en charge des observations formulées lors de la présentation.
- Construction du bureau
d’accueil de la Direction Nationale du Commerce
et de la Concurrence. Les travaux de finition sont réalisés
et la réception est prévue le mercredi
06 février 2008.